Un an déjà…

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Voici un an déjà, je faisais l’acquisition du voilier « Drago » auprès d’un éminent membre de l’AUPPB, Jean-Jacques Obert.

Un Dehler 34 de 1987, un rêve de gosse que ma venue relativement imprévue à Boulogne-sur-mer quelques mois auparavant a précipité. Faut dire que, à part une sortie en novembre 2011 sur l’Edel de Patrice Lequin, cela faisait plus de 25 ans que je n’avais plus mis les pieds sur un voilier!

La voile c’est comme le vélo, on retrouve tout de suite les sensations et la logique des réglages de base, mais je n’avais jamais manoeuvré un bateau aussi grand ni, même,  doté d’un moteur. J’ai d’ailleurs pu rapidement vérifier l’adage « sur un voilier, le plus gros problème c’est le moteur » en attrapant très rapidement du « brin » dans l’hélice, et en cassant le joint de culasse à la mi-juin.

Ce qui m’a surtout frappé est le pas technologique énorme de la plaisance depuis ces années 70-80. Le GPS évidemment mais également l’informatique embarquée, les traceurs, les radars, l’AIS, les pilotes automatiques, la VHF numérique et les besoins en énergie qui vont avec: finies les piles et les lampes à pétrole, vive les packs batteries de plusieurs centaines d’AH, les mètres de câbles et les connexions électriques dans tous les coins. Energie qu’il faut gérer, car sans elle on se retrouve comme dans les années 80 avec un compas et une carte (pour ceux qui en ont encore), mais dans un monde qui n’est plus prévu pour cela: on doit communiquer par VHF pour entrer dans les ports, on ne peut plus y manoeuvrer à la voile, et la mer fourmille de bateaux dont beaucoup vont très vite et sont de facto prioritaires sur nos voiliers.

Ma première action suite à la décision d’achat de Drago fut de me mettre à jour en passant le permis côtier et le CRR. Je me suis bien sûr inscrit à l’AUPPB et dans la foulée au CLUPP, ce qui me permit d’assister à la réunion d’octobre dont Paul Cojez fait un compte-rendu dans son rapport d’AG de février 2013. J’en avais bien sûr pas mal entendu parler avant, mais les propos de l’imposante brochette de VIP sur l’estrade lors de cette réunion me confirmèrent qu’à Boulogne la plaisance est vécue par les autorités comme un problème (« a pain in the backside », diraient les anglais), et que pour des raisons que personne ne semble pouvoir expliquer, l’idée de développer le grand potentiel plaisance à Boulogne n’intéresse ni le propriétaire ni le gestionnaire du port, à savoir la Région et la CCI. Le transfert du port de la Région vers la CAB changera peut être cette situation, mais sans doute pas à court terme car le contrat de gestion par la CCI doit encore durer trois ans. Peut être avons-nous là une opportunité pour collaborer au devenir de ce port?

Vincent Verschoore

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