RAPA, retour en France

Bonjour à toutes et à tous. Je vous avais laissés à mon arrivée à Horta sur l’île de Faial aux Açores. Cette ville, depuis que je la connais, ne change pratiquement pas. On dirait que la vie ici est figée. Seule transformation notable quand on arrive, c’est la nouvelle digue abritant la nouvelle gare maritime qui reçoit les navettes desservant les îles voisines. A Horta, le regard est attiré, lorsque la visi le permet, par le sommet de l’île voisine, le PICO. Il est imposant et nombreux sont ceux qui vont admirer, au prix d’efforts importants, le lever du soleil à son sommet.

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Le PICO émergeant des nuageshorta 2

  Il y a beaucoup d’églises à Horta.

L’une des attractions de cet endroit est le nombre de dessins effectués par les bateaux de passage sur les jetées, les murs, les trottoirs autour du port. Evidemment, je rafraîchis le mien et rajoute cette année aux 3 autres qui marquent mes passages. On prétend que ça porte bonheur de sacrifier à cette coutume. 

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Quelques dessins

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    Le mien

Une autre des attractions est le célèbre café PETER ou café Sports connu des navigateurs du monde entier. Peter est mort maintenant et c’est son fils qui lui succède. Il règne toujours dans cet établissement une ambiance extraordinaire à la fois parce que l’endroit est mythique mais aussi et surtout parce que les navigateurs arrivés ici viennent d’accomplir une navigation qui est leur Everest. Alors ils sont profondément contents et la fraternité qui les unit est à son comble et ça se voit, et ça s’entend… Ca chante, ça joue de la musique, ça boit, ça mange, ça rit… Au café Sports se trouve un musée du scrimshaw qui rassemble la collection qu’avait constituée Peter de ces gravures sur dents de cachalots ou os de baleines. C’est magnifique. D’autres trésors peuvent être consultés ici et je laisse la surprise à ceux qui viendront de découvrir tout ça. Une boutique permet d’acheter des tas d’objets sur le thème des baleines. C’est cette activité qui animait ces îles et on peut encore voir des vieux qui veillent dans des petites guérites sur la côte afin de repérer les baleines. Malgré que les baleinières et les harpons soient toujours prêts, on ne chasse plus les léviathans mais on va les voir avec des organismes de whale watching.

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Le port d’Horta

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 Ancien moulin

Horta 7 Horta 8

A la mode portugaise, les trottoirs sont  artistiquement réalisés

On ne manquera pas de se rendre à la caldera (cratère du volcan) avec une profondeur de 400m, des fumerolles et au récent volcan qui engloutit des maisons un phare qui a été restauré récemment.

Mais il faut faire quelques réparations pour pouvoir repartir en sécurité. Un belge qui vit à bord de son voilier et qui a monté une entreprise de réparations, m’assure qu’il est capable de remettre en état le gréement à moindre frais. J’ai demandé des prix au shipchandler local et c’est rédhibitoire. Il faut tout faire venir du Portugal avec un coût de transport très élevé. Jean-Pierre, c’est son nom, me fait un travail étonnant d’efficacité et lui, il connait les efforts que subit un gréement.

Me voilà donc à nouveau sur le départ ce 25 juin avec 1200 milles à parcourir.

Le premier jour, le vent de sud ouest et une mer forte poussent le bateau à bonne vitesse mais le lendemain, le vent vire nord-est et là, je ne peux faire que du nord ou de l’est sud est. Je laisse Rapa aller à petite vitesse afin d’éviter les chocs vers le nord.

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Thonier dans le golfe de Gascogne

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  Arrivée sur l’île de Groix

Puis, le lendemain le vent vient ouest nord ouest et malgré un temps humide, crachineux et quelques passages « dans la machine à laver » comme disent nos amis Canadiens, Rapa taille de la route. Quelques avatars comme le loch sondeur qui tombe en panne, le câble d’accélérateur du moteur qui casse, la batterie de servitude qui lâche, des flottilles de thoniers à 300 milles au large du Cap Finistère qui nécessitent une veille attentive, l’île de Groix est en vue le 25 juin soit un peu plus de 10 jours de mer. J’embouque l’estuaire du Blavet et à minuit les amarres sont frappées à Locmiquelic où je vais rester un peu car mon fils habite dans le coin.

La prochaine fois que j’entrerai en contact avec vous, ce sera à Boulogne ! D’ici là, recevez mes amicales pensées.

Locmiquelic, le 01 juillet 2013

Joël Pentier RAPA

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