Etude sur les ports de plaisance de la Côte d’Opale

DSC_0549-001L’an dernier est sorti un rapport intitulé « Les ports de la côté d’Opale: regards de plaisanciers étrangers et comparaisons avec des ports du Nord-Ouest européen (Allemagne, Angleterre, Belgique, Pays-Bas)« , rapport que vous pouvez télécharger via le lien en bas de page.

Réalisé à la demande du Syndicat Mixte de la Côte d’Opale par une équipe de l’ULCO dirigée par Nathalie Bétourné, Maître de conférences en Sciences de Gestion à l’ULCO. il s’appuie sur une série de questionnaires présentés a 230 plaisanciers anglais, néerlandais, belges et allemands entre 2010 et 2012.

La partie descriptive des différents ports, différents types de plaisanciers et leurs attentes pas toujours compatibles est intéressante même si parfois un poil caricaturale. Le système de classification « neuronal » des plaisanciers est une belle prise de tête académico-académique servant sans doute uniquement à légitimer la dimension « scientifique » de ce genre d’étude, pour en conclure (suffisait de demander…) qu’il existe trois grands types de plaisanciers: ceux du dimanche, les vacanciers et les aventuriers. On pourrait ajouter les régatiers, mais les enquêteurs n’en ont visiblement pas rencontrés.

On trouve dans l’introduction:

« La Côte d’Opale est un territoire méconnu des plaisanciers Nord‐européens (d’après les ports retenus pour l’enquête dont Gillingham, Brighton et Douvres pour le Royaume‐Uni et Breskens et Colijnsplaat pour les Pays‐Bas). D’un point de vue sémantique, la Côte d’Opale souffre d’un déficit d’image : une communication littorale sur cette dénomination est nécessaire pour une prise de conscience collective afin que l’identité soit partagée pour les plaisanciers séjournant sur nos côtes. Les cinq ports du littoral de la Côte d’Opale (Etaples, Boulogne sur mer, Calais, Gravelines, Dunkerque) reflètent un positionnement contrasté : l’offre est diversifiée, infrastructurelle mais peu reconnus comme « ports propres », les questions de l’hygiène et de la qualité du cadre de vie portuaire arrivant très souvent en accroche et/ou point d’achoppement pour nos interlocuteurs étrangers……….. Face à la pénurie de places ailleurs en France et chez les voisins d’Europe, face à la disponibilité spatiale sur le territoire littoral de la Côte d’Opale (restructurations importantes de friches industrielles qui libèrent de larges espaces entre mer et terre ou entre mer et centre‐ville, fleuves côtiers faiblement aménagés, ports aisément extensibles…), la redécouverte de la façade maritime de la Région ‐ et plus spécifiquement l’appréhension renouvelée de la dimension portuaire des villes littorales et du lien intrinsèque entre le port et la ville ‐ oblige à repenser le développement de la plaisance au long de la Côte d’Opale. ».

Il manque une étude chiffrée des possibilités de développement des ports de la Côte d’Opale:  (investissements à fournir, chiffre d’affaire, coûts d’exploitation) qui donnerait une perspective plus économique à la question, ce qui est finalement le nerf de la guerre si l’on considère que l’on ne peut plus trop compter sur la seule dimension de service public. Outre la nécessaire extension des ports et des services proposés, l’étude recommande de maintenir la différentiation et la complémentarité des ports de la Côte d’Opale, avec un port urbain à Dunkerque, des ports d’escales sympatriques à Calais et Boulogne, et des ports « nature » de Gravelines et de Etaples.

Rapport_Final Nathalie Bétourné

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